Martin Luther King

Martin Luther King
Le révérend Martin Luther King Jr né à Atlanta (15 janvier 1929 - 4 avril 1968) était un pasteur baptiste et un militant afro-américain pour les droits civiques. Il a organisé et dirigé des marches pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les noirs américains (afros-américains). La plupart de ces droits ont été promus par la loi américaine « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act ».

Il est surtout connu pour son discours « I have a dream » (J'ai un rêve), prononcé le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontre John F. Kennedy qui lui apporte un grand soutien pour la lutte contre la discrimination raciale.




"Je suis heureux de participer avec vous aujourd'hui à ce rassemblement qui restera dans l'histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.

Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd'hui de son ombre symbolique signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l'espérance aux yeux de millions d'esclaves noirs marqués au feu d'une brûlante injustice. Ce fut comme l'aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.

Mais cent ans ont passé et le Noir n'est pas encore libre. Cent ans ont passé et l'existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.

C'est pourquoi nous sommes accourus aujourd'hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d'indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.

Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer son obligation sacrée, l'Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu'il n'y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l'Amérique les exigeantes urgences de l'heure présente. Il n'est plus temps de se laisser aller au luxe d'attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie; le moment est venu d'émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d'ignorer qu'il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu'advienne un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

1963 n'est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.

Il n'y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n'aura pas obtenu ses droits de citoyen.

Les tourbillons de la révolte continueront d'ébranler les fondations de notre nation jusqu'au jour où naîtra l'aube brillante de la justice.

Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d'agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l'âme à la force matérielle.

Le merveilleux militantisme qui s'est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l'atteste leur présence aujourd'hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L'assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l'injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d'aller de l'avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d'aller d'un petit ghetto à un ghetto plus grand.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu'un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu'un Noir de New York croira qu'il n'a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.


Je n'ignore pas que certains d'entre vous ont été conduits ici par un excès d'épreuves et de tribulations. D'aucuns sortent à peine de l'étroite cellule d'une prison. D'autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d'être battus par les tempêtes de la persécution, secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption.

Retournez au Mississippi; retournez en Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d'une façon ou d'une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous vautrons pas dans les vallées du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."

Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et s½urs. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.

Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.

Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d'espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité.
Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d'aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -"Mon pays c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"- et si l'Amérique doit être une grande nation, il faut qu'il en soit ainsi.
Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire.

Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l'État de New York.
Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie.
Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado.
Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie.
Mais cela ne suffit pas.

Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie.
Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee.
Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.

Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."






Ce qui est triste aujourd'hui c'est que vous demandez à n'importe quel jeune noir de 16-17 ans dans la rue si il c'est qui est Martin Luther King, eh ben je suis sur que tous ne connaissent pas qui il est!
C'est bien dommage...

# Posté le jeudi 18 mai 2006 12:26

Jackie Kennedy

Jackie Kennedy
Diplômé de Harvard en 1940, John Fitzgerald Kennedy commence sa carrière politique après la Seconde Guerre mondiale. A vingt neuf ans, il est élu à la Chambre des Représentants. Il devient par la suite sénateur du Massachusetts de 1935 à 1960. En 1960, candidat du parti démocrate, JFK bat Nixon à l'élection présidentielle avec seulement 100.000 voix d'avance. Il est élu grâce à un programme novateur sur le plan social et au thème de 'La Nouvelle frontière'. En matière de politique extérieure, il doit faire face à la 'menace du communisme' et organise alors le débarquement de la baie des cochons qui s'avère un véritable échec. Au Viêt-nam, il appuie le conflit en envoyant des troupes américaines. John Fitzgerald Kennedy est assassiné le 22 novembre 1963, lors d'un voyage électoral au Texas, dans des conditions qui demeurent encore obscures aujourd'hui. Cette mort 'en direct' a marqué les esprits du monde entier.








« Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites. »
[ John Fitzgerald Kennedy ] - Extrait d'un discours à Dublin - 28 Juin 1963

« La grande révolution dans l'histoire de l'homme, passée, présente et future, est la révolution de ceux qui sont résolus à être libres. »
[ John Fitzgerald Kennedy ] - Extrait du discours à N. Khrouchtchev - 1961

« Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays. »
[ John Fitzgerald Kennedy ] - Extrait du discours d'investiture - 20 Janvier 1961

« Si la société libre ne parvient pas à améliorer le sort de la majorité des pauvres, elle ne pourra pas sauver la minorité des riches. »
[ John Fitzgerald Kennedy ] - Extrait du discours d'investiture - 20 Janvier 1961

« Nos problèmes ont été créés par l'homme et nous pouvons donc les résoudre. Nos possibilités ne connaissent pas de limites. Aucun problème humain ne va au delà nos capacités. »
[ John Fitzgerald Kennedy ] - Extrait d'un discours A l'université de Washington - 10 Juillet 1963




L'Amérique a tellement changé depuis cette époque, aujourd'hui il y a un boucher au pouvoir!
Elle n'est plus militante comme à l'époque, ne subsiste que Joan Baez et quelque autre artistes.
Et les Américains sont devenue vraiment dupe! Pour élire une deuxième fois un monstre!!!
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# Posté le jeudi 18 mai 2006 12:53

Modifié le jeudi 18 mai 2006 13:18

L'enfant de l'amour...

L'enfant de l'amour...
Aujourd'hui j'ai l'impression que beaucoup de gens font des enfants juste par principe, "un homme et une femme qui ne veulent pas avoir d'enfants sont des égoïstes"!
Mais c'est quoi ces raisonnements!!!
Ils vaut mieux ne pas en faire que d'en faire pour qu'ils soient livrés à eux-même!!!!!!!!
On ne fait pas un enfant juste parce qu'on en a envie! Il faut écouter le futur enfant s'il veut vivre dans ce monde ou pas!!!
C'est peut être un peu dingue ce que je dit mais c'est vraiment sérieux!
Il faut se demander si ce monde qu'est le notre serai bien pour lui.
Il faut l'aimer avant même qu'il soit né...

# Posté le jeudi 18 mai 2006 14:16

Carlos Santana

Carlos Santana
Carlos Santana est né le 20 juillet 1947 au Mexique. Il grandit dans un univers musical, bercé par la musique de son père, violoniste de mariachi. Il est attiré par les guitaristes de blues et dès l'âge de douze ans il joue dans des groupes locaux. En 1963, il part avec ses parents pour les Etats-Unis. En parallèle à ses études, il consacre une grande partie de ses loisirs à la musique et monte en 1966 son premier groupe "Santana Blues Band". Le groupe se fait remarquer par Graham Hill et multiplie ses apparitions en concert comme à Woodstock où le public fond littéralement pour cette musique rock teinté de rythmes latino qui est la marque de fabrique de Carlos Santana. A la suite de ce concert mythique, le groupe enregistre son premier album. Les années qui suivent ne sont que reconnaissance et succès pour cet artiste international.




Lui aussi quand écoute ses morceaux, on ne peut être qu'envouté!
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# Posté le jeudi 18 mai 2006 14:39

BB

Naissance le 28 Septembre 1934 de Brigitte Bardot à Paris. Son père, ingénieur, quatorze ans plus agé que sa mère, sera celui qui poussera Brigitte vers des études de musique et de danse.
A quinze ans, Brigitte apparait pour la premlière fois dans la revue de mode « Elle » et fit une incursion remarquée au cinéma en 1952 dans « Le Trou Normand ».
Cette même année, elle tournera dans deux autres films et rencontrera le réalisateur Roger Vadim avec qui elle va se marier malgrès un refus parental car mineure. Cette union durera environ cinq ans.
BB
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# Posté le jeudi 18 mai 2006 14:46